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Il était une fois le digital storyteller

Chez Darkplanneur, en ce moment, c’est un peu l’époque des nouveaux métiers. Après le digital planner (très bon billet de Cyroul), c’est Denis Fabre qui s’y colle avec la présentation de digital storyteller. Difficile de ne pas réagir sur le sujet quand on est soi même passionné par les histoires.

Le digital storyteller, un vieux conteur barbu ?

Par digital storyteller, Denis Fabre semble entendre avant tout une évolution du rôle de community manager : “[Le digital storyteller] est à même d’offrir une réactivité en temps réel aux annonceurs en discutant en tout lieu et tout temps avec le lecteur et de construire une narration adaptée en fonction de chacune et chacun tout en respectant l’ADN de la marque.
J’ai envie d’aller plus loin.

Histoire digitale vs histoire classique

Sans prendre en considération la dimension marketing, attachons-nous dans un premier temps à la “digital story”.
On peut s’accorder aisément sur le fait que l’histoire digitale est très différente d’une histoire classique.
L’histoire classique utilise un support (papier, cinéma, radio…). L’histoire digitale vit sous différentes formes, mélangeant texte, vidéo, images, son. L’histoire classique a un émetteur, l’histoire digitale se partage, se réécrit, se poursuit. L’histoire classique s’écoute, l’histoire digitale se vit et s’expérimente.

Face à cette évolution de l’histoire, les marques ont donc deux choix : fermer les yeux et continuer à travailler de manière classique avec des concepteurs-rédacteurs, ou bien tenter le digital storytelling.

Qu’est-ce un digital storyteller ?Le cerveau du digital storyteller ?

Quel est son champ d’action?
Le périmètre d’action du digital storyteller n’est pas que la communauté et les réseaux sociaux.
Les lieux où il va agir sont bien sûr les points de contact entre la marque et son public, mais il évolue également sur tout le territoire de communication digitale de la marque, voire même, dans le meilleur des cas, il en est un des responsables.

Que fait-il ?
C’est à lui de s’assurer de la bonne traduction digitale de l’histoire de marque et de concevoir le dispositif le plus pertinent, en collaboration avec le digital planner : que ce soit sous la forme d’une vidéo interactive, d’un blog, d’une chasse au trésor virtuelle ou encore d’un site de marque.

Où est-il ?
Il est évidemment sur le digital, mais pas que. En effet, être digital storyteller, c’est pouvoir adapter la narration et la faire sortir du web. Par exemple en imaginant un ARG avec un site de jeu, du Twitter, du mail et un event avec du téléphone mobile. Le digital storyteller doit connaître tous les ressorts du transmedia storytelling.

Avec qui travaille-t-il ?
Il donne les grandes guidelines narratives sur le digital mais ne peut travailler efficacement qu’en étant en relation avec d’autres métiers complémentaires : digital planner, planneur stratégique, concepteur-rédacteur, DA, concepteur de jeu vidéo…

Quelles compétences doit-il avoir ?
Il réunit compréhension de la marque, capacité narrative et expertise digitale. Il est passionné par le récit sous toutes ses formes, connaît bien les histoires de marque, et a une vraie sensibilité pour l’écriture.

Et il existe vraiment ?

A l’Histoire, cette fois-ci avec un grand H, de le prouver ;)
En tout cas, c’est l’histoire que j’avais envie de raconter autour du digital storyteller – un récit qui, je l’espère, ne fait que commencer au sein du petit monde  souvent poussiereux de la pub/communication.
Et vous, le digital storyteller, vous le raconteriez comment ?

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  1. Excellent article. Etonnant qu’il n’ait pas tourné plus tôt. Octobre 2009 chapeau !

    Et du coup vous en avez trouvé des profils comme ça ? Parce que j’en cherche ;)