True Blood : l’apologie du fandom
Pour la sortie de la saison 3 de True Blood en DVD, HBO a eu l’idée – de prime abord tout à fait logique - de s’adresser à ses fans. Mais pas à n’importe quel fan : au fan acharné, celui qui s’est immergé totalement dans la série, au point d’en connaître ses moindres détails. Par exemple, le frère de la cousine de Sookie que l’on entraperçoit à la fin de l’épisode 4 de la saison 2 (j’invente, ne vous inquiétez pas), le fan acharné se rappelle son prénom, sa coiffure, voire même la couleur de ses chaussures.
Ça tombe bien, c’est exactement le principe de True Blood Dig Deeper : « True Fans know their True Blood ».
Un blog sur les planches
Lorsqu’on s’intéresse aux différentes formes que peuvent prendre les œuvres de fiction lorsqu’elles sont transposées / traduites sur les supports digitaux, les exemples ne manquent pas : littérature twitterisée voire facebookée, univers complémentaire aux séries télé et aux films (à cet égard, parenthèse honteusement pro, allez jeter un coup d’œil à la dernière petite opération de Curiouser).
Il n’en est pas de même pour le mouvement inverse : la production internet racontée / mise en scène via une œuvre de fiction offline.
Bien sûr, il y a The Social Network, une première dans son genre, mais qui est majoritairement centrée sur Mark Zuckerberg et son « moi » social offline. Il y a eu, et il continuera à y avoir, des blogs qui finissent immortalisés sur le papier.
Mais je n’avais encore jamais entendu parler d’une pièce de théâtre qui ferait du blog, et très précisément des blogueuses, son thème central.
Jusqu’à ce que j’aille voir « Blogueuse ».
Les séries télé à la sauce transmédia : le nouveau marketing de la fiction ?

Lost, Heroes, True Blood, Misfits…nombreuses sont désormais les séries qui déploient leur univers fictionnel bien au-delà du petit écran.
S’appuyant sur les médias sociaux et puisant souvent dans le régistre des ARG, l’histoire, pour séduire, doit être impliquante – sous peine de ne pas répondre aux attentes et aux nouveaux usages d’un public ultra connecté.
Décryptage de ces évolutions avec Pierre Langlais aka @mrseries, qui collabore pour Télérama, Canal+ et Le Mouv’. Lire la suite
Transmedia + Story + Non Profit = Transmedia activism
« Transmedia Activism » : encore un nom qui écorche les oreilles, me direz-vous… Pourtant cette terminologie vaut la peine que l’on oublie un instant la forme pour s’attarder sur le fond, à savoir : la capacité fédératrice d’une histoire mise au service d’une cause.
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Car c’est cela que recouvre le transmedia activism : le fait qu’une histoire transmedia – une histoire qui se déploie sur différents supports et qui s’enrichit de la contribution et/ou de la participation du public – vienne nourrir les actions d’acteurs non profit.
Tentative de décryptage de cette nouvelle forme de transmedia storytelling. Lire la suite
Maps, maps, maps
J’ai un péché mignon personnel : j’aime les cartes. D’une part parce qu’elles font voyager – comme l’écrit si justement Nicolas Bouvier, « c’est la contemplation silencieuse des atlas, à plat-ventre sur le tapis, qui donne ainsi l’envie de tout planter là. ».

D’autre part parce que, quand on pense carte, on peut aussi penser histoires, car localiser un lieu et le décrire sur une carte, c’est peut-être déjà raconter une fiction existante ou bien mettre en place une fiction potentielle.
Et lorsqu’on prend en considération tous les potentiels d’interactivité d’une carte online, on se rend compte qu’il y a moyen de vraiment s’amuser. Lire la suite
Paranormal Activity, générateur d’histoires
Avec son trailer à la REC et sa caméra subjective à la Blair Witch, Paranormal Activity n’a pas l’air de renouveler à mort les thèmes du genre.

Néanmoins, autour du film, il y a une histoire intéressante et surtout, il y a des gens qui parlent et qui racontent leurs propres histoires, avec en toile de fond cette question récurrente « le film est-il réellement scary ? ». Observons d’un peu plus près le phénomène. Lire la suite
La twitterature, dernier rejeton littéraire du web
Une histoire en moins de 140 caractères, c’est possible ? Si l’on en croit les nombreux projets littéraires qui se multiplient sur Twitter, la réponse pourrait bien être positive, validant par là-même ce terme (cet oxymore ?) assez monstreux : twitterature. Allons observer d’un peu plus près l’un de ces derniers rejetons « littéraires » du web.
Dreaming Methods

Toujours dans mon exploration autour de la fiction digitale, je découvre Dreaming Methods.
Ou comment les mots, les images, les sons, les pensées et les rêves coexistent à travers des atmosphères qui plongent l’internaute dans un monde qui n’est ni virtuel, ni réel, mais un monde issu de la pure imagination de ses créateurs. Revue de quelques uns de ces magnifiques fragments de fiction digitale. Lire la suite
L’iPhone, futur pourvoyeur d’histoires à jouer ?
Je regarde mon voisin de métro. Plongé dans la lecture d’un long texte. Rien d’anormal, me direz-vous.
Sauf que, toutes les dix secondes, son doigt imprime un léger mouvement de haut en bas.
Tic ? TOC ? Névrose ?

Rien que de très normal, il fait simplement partie de ces gens – de plus en plus nombreux – qui lisent sur leur iPhone, assis dans le bus ou attablés à la terrasse d’un café.
J’ignore ce qu’il lit mais il s’agit probablement soit d’un mail, soit d’un article de journal.
Hélas oui, on dirait bien que la lecture sur iPhone remplit avant tout deux des besoins primitifs assouvis online : communiquer et s’informer.
Mais l’histoire dans tout ça ? Lire la suite
My Computer is an author
Tout ce qui touche à la transposition online de l’écriture est fascinant (enfin, à mon avis) : dans quelle mesure le support web peut-il sublimer une histoire ? Un récit peut-il vivre différemment sur Internet ? Quelles sont les nombreuses formes qu’un écrit peut prendre sur Internet ?
Pour donner un aperçu de toutes les transpositions, de toutes les évolutions possibles de l’écrit sur Internet, je me suis mis en tête de réaliser une carte du « online writing » qui pourrait mettre en évidence les formes les plus courantes, et également d’autres formes plus underground et alternatives.
En lisant des tas d’articles consacrés au sujet, de l’interactive fiction aux online gamebooks en passant par les MUD (nostalgie, nostalgie, j’y jouais en 96), je tombe sur Say Anything, un « collaborative story writing companion » plutôt inédit. Lire la suite
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