avr 14 2010

Hail the Villain : l’innovation du marketing musical par de jeunes métalleux

Ils sont musiciens, ils viennent d’un coin paumé de l’Ontario et ils ont envie d’être différents. Comme tant d’autres.
Seulement voilà, ils ont eu l’ambition (et le budget) de créer un véritable story world autour de la sortie de leur prochain album, Population : declining, en juin 2010. Sur la base de leurs chansons qui parlent de haine, de perte et de rédemption (eh oui, ça reste du metal…), le groupe, Hail The Villain, a créé une histoire interactive avec des tas de ramifications se déployant sur différents supports : web, print, vidéos, et un comic book en projet.

Hail The Villain

Le site, à l’ambiance noire et au traitement BD, rappelle à la fois l’univers glacé de certains comics, à l’instar de Sin City de Frank Miller ; libre à l’internaute d’y flâner pendant de longues minutes, de découvrir les personnages de l’histoire, de s’amuser avec les nombreux modules interactifs, ou encore d’interférer directement avec le groupe via sa webcam… tout en découvrant la musique de Hail The Villain.

Le premier cas de transmedia musical ? A suivre.
Dans tous les cas, une jolie manière de galvaniser les fans et se différencier à l’heure du myspace obligatoire.

Réalisation : GRAND creative studios avec une belle présentation du projet ici.


mar 9 2010

Maps, maps, maps

J’ai un péché mignon personnel : j’aime les cartes. D’une part parce qu’elles font voyager – comme l’écrit si justement  Nicolas Bouvier, « c’est la contemplation silencieuse des atlas, à plat-ventre sur le tapis, qui donne ainsi l’envie de tout planter là. ».
Carte imaginaire
D’autre part parce que, quand on pense carte, on peut aussi penser histoires, car localiser un lieu et le décrire sur une carte, c’est peut-être déjà raconter une fiction existante ou bien mettre en place une fiction potentielle.
Et lorsqu’on prend en considération  tous les potentiels d’interactivité d’une carte online, on se rend compte qu’il y a moyen de vraiment s’amuser. Continue reading


nov 6 2009

Paranormal Activity, générateur d’histoires

Avec son trailer à la REC et sa caméra subjective à la Blair Witch, Paranormal Activity n’a pas l’air de renouveler à mort les thèmes du genre.

Paranormal_1

Néanmoins, autour du film, il y a une histoire intéressante et surtout, il y a des gens qui parlent et qui racontent leurs propres histoires, avec en toile de fond cette question récurrente « le film est-il réellement scary ? ». Observons d’un peu plus près le phénomène. Continue reading


oct 16 2009

La twitterature, dernier rejeton littéraire du web


Une histoire en moins de 140 caractères, c’est possible
? Si l’on en croit les nombreux projets littéraires qui se multiplient sur Twitter, la réponse pourrait bien être positive, validant par là-même ce terme (cet oxymore ?) assez monstreux : twitterature. Allons observer d’un peu plus près l’un de ces derniers rejetons « littéraires » du web.
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jui 10 2009

Dreaming Methods

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Toujours dans mon exploration autour de la fiction digitale, je découvre Dreaming Methods.

Ou comment les mots,  les images, les sons, les pensées et les rêves coexistent à travers des atmosphères qui plongent l’internaute dans un monde qui n’est ni virtuel, ni réel, mais un monde issu de la pure imagination de ses créateurs. Revue de quelques uns de ces magnifiques fragments de fiction digitale. Continue reading


jun 30 2009

My Computer is an author

writingTout ce qui touche à la transposition online de l’écriture est fascinant (enfin, à mon avis) : dans quelle mesure le support web peut-il sublimer une histoire ? Un récit peut-il vivre différemment sur Internet ? Quelles sont les nombreuses formes qu’un écrit peut prendre sur Internet ?

Pour donner un aperçu de toutes les transpositions, de toutes les évolutions possibles de l’écrit sur Internet, je me suis mis en tête de réaliser une carte du « online writing » qui pourrait mettre en évidence les formes les plus courantes, et également d’autres formes plus underground et alternatives.
En lisant des tas d’articles consacrés au sujet, de l’interactive fiction aux online gamebooks en passant par les MUD (nostalgie, nostalgie, j’y jouais en 96), je tombe sur Say Anything, un « collaborative story writing companion » plutôt inédit. Continue reading


aoû 23 2008

Des paysages qui se racontent

Les empreintes du ciel, Code Terre, Ondes et cible…on pourrait presque croire à des de romans SF.
Ces titres mystérieux sont en fait trois des dix installations monumentales actuellement visibles en Auvergne, dans le massif du Sancy, à l’occasion  du festival Horizons. Un événement pour les fans de land art qui pourront découvrir, jusqu’à la mi-septembre, des œuvres uniques dans dix sites naturels.

Concrètement, les visiteurs ne peuvent pas interagir avec ces œuvres éphémères, mais ce qui est intéressant, c’est la déambulation, le cheminement du visiteur : l’œuvre n’est pas acquise, elle se mérite.
Et le trajet, dans la forêts, autour d’un lac, ou encore sur les flancs d’un volcan, fait déjà partie de la récompense. Aller d’un site à l’autre offre ainsi une expérience vraiment particulière – avec en fil rouge le récit entre créations artistiques façonnées par la main de l’homme et territoires naturels encore un peu sauvages.


aoû 18 2008

Sophie Calle : quand le récit interactif s’en mêle

Qui mieux que Sophie Calle sait mettre en scène et jouer sa propre vie, ou transformer sa vie en roman, plongeant ainsi le visiteur dans une confusion déconcertante entre fiction et réalité, et effaçant progressivement la frontière ténue entre les deux ?
Ainsi, la plupart des expositions de l’initiatrice du narrative art se vivent comme une immersion dans des récits et dans des histoires, grâce à des textes et des photos, au gré des pérégrinations du public dans les différentes salles du musée ou de la galerie. Continue reading